Test : Hollow Knight – Edition Cœur du Vide (One X)

Voilà un test que je voulais écrire depuis un moment car Hollow Knight fut pour moi une sacrée découverte dans ma vie de gameuse. Je ne vous garde pas la surprise et de toute façon, si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez déjà pu constater que j’ai été particulièrement séduite par le titre de la Team Cherry, développeur sud-australien de jeux indépendants.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout Hollow Knight, il s’agit d’un metroidvania (comme Ori and the Blind Forest par exemple) sorti en février 2017 sur PC, deux mois après sur Mac et qui s’est laissé désirer pendant plus d’un an pour enfin débarquer sur Switch en juin 2018 et en septembre de la même année sur Xbox One et PS4, dans une édition spéciale Cœur-du-Vide. C’est à celle-ci que j’ai eu le loisir de jouer.

Cette édition contient tous les DLC sortis : à savoir, pas mal de boss en plus, des nouvelles zones, des nouvelles compétences, etc.

J’avais déjà repéré ce jeu lorsqu’il était sorti en 2017 car pas mal de joueurs en avaient dit du bien. L’esthétique particulière qui se dégage aussi de Hollow Knight m’avait séduite, rappelant par moment les œuvres de Tim Burton. J’ai donc profité d’une réduction à l’occasion de la sortie du titre sur Xbox One pour enfin sauter le pas et parcourir le royaume d’Hallownest !


Die & Retry

Concept devenu à la mode ces dernières années via, entre autres, la série des « Souls » de From Software (Demon’s Souls, la trilogie des Dark Souls et Bloodborne), le Die & Retry est une composante omniprésente dans Hollow Knight. Le jeu est plutôt difficile dans l’ensemble mais jamais injuste (ou rarement) et il faudra accepter la mort pour pouvoir s’améliorer avec le temps.

Pour les fans des « Souls », il y a vraiment beaucoup d’aspects similaires : quand on meurt, il faut retourner à l’endroit de notre mort pour « tuer » notre ombre, une espèce de réminiscence, pour récupérer tous les Geos qu’on avait accumulé avant de mourir. Si l’on meurt entre-temps, tous les Geos sont évidemment perdus.

Les Geos représentent la monnaie du jeu. Ils nous permettent d’acheter des objets chez les marchands, allant de diverses options à débloquer pour la carte du monde jusqu’aux charmes, objets d’équipement nous affublant de bonus supplémentaires.

Les feux de camp sont remplacés par des bancs sur lesquels notre fier personnage peut se reposer afin de récupérer de la vie, modifier son équipement et mettre à jour sa carte. Les bancs servent aussi de check point en cas de mort.

Jamais sans ma carte

L’aspect que j’ai trouvé vraiment intéressant et déroutant à la fois c’est bien la carte du monde. Au départ vous n’avez pas de carte et vous allez vite vous apercevoir que Hallownest est vaste et tortueux, remplis de passages secrets et d’autres qui ne vous sont pas encore accessibles, tout simplement parce que vous n’avez pas la compétence nécessaire pour aller plus loin.

Hallownest est divisé en de nombreuses zones pour lesquelles il faut à chaque fois trouver la carte. Plus précisément, il faut trouver celui qui dessine ladite carte : Cornifer. Un érudit des plus sympathique qu’on se réjouira à entendre fredonner, signe qu’il se trouve dans les parages. Une fois la carte d’une zone achetée auprès de Cornifer, vous pourrez débloquer des options bienvenues dans la boutique de sa femme, située dans le dernier village encore debout : Dirtmouth.

Les options en question sont en général des marqueurs de différentes couleurs que vous utiliserez comme bon vous semble pour marquer les endroits où il faudra revenir : passages inaccessibles, boss optionnels, points d’intérêt…

Il faudra aussi vous équipez d’un charme spécial pour pouvoir localiser votre personnage sur la carte, sans quoi vous aurez le plan des lieux sans savoir où vous vous trouvez exactement.

Au fur et à mesure que vous découvrirez des zones, vous pourrez voyager rapidement entre elles grâce aux stations de Coléoptères et aux tramways. Les premières sont vraiment sympathiques car vous voyagerez à dos de scarabée ! laughing

Équipements charmants

Pour en revenir aux charmes, vous pourrez en acheter certains en boutique, pour d’autres il conviendra de fouiller Hallownest de fond en comble.
Vous ne pourrez pas en équiper autant que vous le voudrez, vous avez un nombre de slots limités (que vous pourrez augmenter petit à petit) et chaque charme, suivant la nature de son bonus, utilise un nombre de slots différent.

A vous de trouver la bonne combinaison qui s’adaptera à vos besoins et votre style de jeu. Sachant que certains charmes peuvent combiner leurs effets entre eux. Je vous invite à consulter le Wiki du jeu (merci Google!) pour plus de détails.

Côté arme, vous n’en aurez qu’une seule tout au long de l’aventure, votre Aiguillon. Vous pourrez bien évidemment l’améliorer auprès du forgeron de la Cité des Larmes, en échange de Geos et de minerai pâle. Ce dernier ne se trouve pas chez les marchands, chaque morceau est caché quelque part dans le jeu. Au total, vous pourrez améliorer 4 fois votre aiguillon, qui deviendra à chaque fois plus puissant.

Il sera possible aussi de débloquer des capacités spéciales liées à votre aiguillon en parlant aux trois Maîtres d’Aiguillon au cours de votre aventure. Pour ma part, bien que j’ai débloqué ces compétences, je n’en ai pas trouvé de réelle utilité.

Un chevalier dégourdi

A contrario, on utilise beaucoup plus les sorts qui seront à la fois utiles en combat et pendant l’exploration. Ces sorts consomment de l’âme, une énergie blanche que vous accumulez pendant les combats ou en allant à une source chaude. Ainsi vous pourrez vous soigner, lancer des missiles ou encore détruire le sol.

Vous trouverez aussi des objets spéciaux pendant votre exploration qui vous donneront des capacités supplémentaires vraiment bienvenues : faire des dash, s’accrocher au mur, la propulsion, le double-saut, pouvoir se baigner dans l’acide sans dommage, etc. Cela vous facilitera grandement la tâche pour certains passages ardus.

Le gameplay est vraiment réussi dans Hollow Knight. J’ai beaucoup apprécié celui de Ori And The Blind Forest aussi et ce qu’il y a de très agréable dans ces deux jeux c’est que, même s’il s’agit de Metroidvania, on n’a pas l’impression de jouer aux mêmes jeux. Leurs gameplays sont très efficaces tout en restant différents.

Histoire et univers

Le lore de Hollow Knight fait directement écho aux « Souls ». Dans le jeu, vous n’aurez qu’une cinématique d’introduction et plusieurs cinématiques de fins. Le reste de l’histoire et de l’univers devra être glané dans les descriptions d’objets et de monstres et auprès des PNJs.

En bref, vous incarnez un petit pince-oreille dont vous ignorez le nom. Vous constaterez vite que le royaume d’Hallownest est en total perdition depuis qu’un mal étrange a peu à peu transformé les insectes en coquilles vides, dénuées de raison. Le mal s’est propagé et seule Dirthmouth semble avoir été épargnée. Au fil de vos pérégrinations, vous comprendrez mieux le rôle que vous aurez à jouer.

J’ai adoré parcourir le jeu et rencontrer de nouveaux personnages. Les effets sonores ont particulièrement été soignés. Ainsi, ne soyez pas surpris si vous entendez des PNJs chanter, ronchonner avant même de les voir, le tout accompagné de très beaux morceaux musicaux. in-love


Conclusion

Ayant déjà eu un coup de cœur pour Ori And the Blind Forest, je ne pensais pas être autant séduite par un autre Metroidvania mais le fait est que Hollow Knight est absolument superbe en tout point. Plus qu’un coup de cœur, pour moi il parvient même à se hisser parmi mes jeux cultes !

Je n’ai pas vu défiler les quelques soixante heures que j’ai mis pour le terminer à 80%, imaginez donc le nombre d’heures qu’il faudrait ajouter pour affronter tous les boss supplémentaires et finir notamment le DLC « La Troupe Grimm » sur lequel j’ai fait l’impasse.

Le seul petit regret que je pourrais émettre c’est de ne pas avoir de mode « Nouvelle partie + » où l’on pourrait refaire le jeu beaucoup plus vite avec tout notre inventaire et nos statistiques boostées. Mais le jeu offre suffisamment de challenge au joueur qui le souhaite, en plus de son aventure principale.

Merci la Team Cherry. Je souhaite évidemment un second opus de Hollow Knight même si le jeu se suffit amplement à lui-même. On n’a tout simplement pas envie de quitter Hallownest et, pour un premier jet, on peut se demander ce que les développeurs pourraient faire pour perfectionner encore plus la recette. Pourquoi pas un nouveau titre dans un autre royaume, celui de la Troupe Grimm par exemple ?

Bref, une belle et franche réussite !

Hollow Knight - Edition Cœur du Vide

10

Histoire

10.0/10

Gameplay

10.0/10

Musique

10.0/10

Durabilité

10.0/10

Addictif

10.0/10

Aime

  • L'univers des insectes, à la Tim Burton
  • Les aspects se rapprochant des "Souls"
  • Les boss et la difficulté générale
  • La réalisation irréprochable
  • Le gameplay dynamique et efficace

Aime moins

  • Pas de Nouvelle partie +
Eve

Eve

Gameuse sur consoles de salon depuis près de 20 ans, webmaster et web designer dans la vie, j'ai souhaité partager ma passion des jeux vidéo ainsi que d'autres sujets dits "geek" dans mon propre site internet.

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4 Commentaires

  1. Avatar Angelus Spirit dit :

    Allez, après plusieurs lectures je me lance à l’eau et démarre enfin l’aventure Hollow Knight sur Switch.
    Merci pour ton retour 👍

  2. Avatar Nipponzilla dit :

    L’un de mes coups de coeur de ces dernières années <3

  3. Avatar Sylvianne dit :

    Je t’avouerais que depuis quelque temps, je suis fan de metroidvania. Vu que tu fais référence à Ori And the Blind Forest (un jeu PC que j’ai récemment découvert sur le site https://jeu-a-telecharger.fr et que j’ai adoré) dans ton article, je compte acquérir Hollow Knight. D’ailleurs, je pense que je vais l’obtenir comme mon cadeau de Noël. Merci de m’avoir fait découvrir ce titre.

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