Test : Ashen (One X)

J’ai découvert Ashen à l’occasion de l’E3 2017 où un premier trailer avait été diffusé pendant la conférence Microsoft. Très vite, j’ai été séduite par sa patte graphique particulière rappelant beaucoup le jeu de combat en ligne Absolver. Mais ce qui me marqua surtout, dans la vidéo, ce sont ses ressemblances avec les Souls. Ashen est un action-RPG à la troisième personne avec une dimension online où nous devons forger des relations avec d’autres joueurs pour pouvoir s’entraider pendant l’aventure. Alors, qu’en-est-il un an et demi après cette annonce ?


Le cycle de l’ombre et de la lumière

Dans Ashen, vous incarnez un personnage des plus lambdas tentant de survivre dans un monde dépourvu de lumière. En effet, des centaines d’années auparavant, l’Ashen, une espèce de Dieu de la Lumière, est tombé et tous les habitants ont dû apprendre à vivre dans une nuit éternelle où les monstres ont proliféré.

Mais voilà que le cycle se brise et que l’Ashen se réveille. Vous découvrez enfin votre monde baigné de lumière mais c’est sans compter sur les créatures des ombres qui sont bien décidées à renvoyer l’Ashen six pieds sous terre… Vous voilà donc parti(e) sauver le monde mais vous ne serez pas seul dans votre quête.

Côté level design, Ashen a tout bon même s’il reste en deçà du niveau des Souls en termes de verticalité, de passages secrets, de pièges, etc. Mais contrairement aux jeux de From Software, Ashen propose un monde ouvert que l’on peut parcourir entièrement à pied ou en se téléportant via des stèles où viendra se poser une jeune Diasora, une espèce de baleine des airs absolument choupinette in-love. Ces stèles serviront aussi de check point et de point de repos.

J’ai été émerveillée par les décors avec une nette préférence pour l’avant-dernier lieu du jeu : le Palais de Lathyrus aux accents orientaux très prononcés. Un véritable régal à explorer et observer !

Le Repos du Vagabond vous servira de hub de jeu où vous retrouverez tous les PNJs rencontrés en chemin qui prendront plaisir à s’installer dans votre village en construction. Ce qui ressemble vaguement à un refuge de bric et de broc deviendra, au fil de vos pérégrinations, un magnifique petit village où il fait bon vivre.

C’est aussi en cet endroit que vous pourrez faire vos achats et faire avancer les quêtes annexes de chacun de vos compagnons. J’ai bien aimé cet aspect du jeu d’ailleurs car les quêtes sont simples mais restent intéressantes du début à la fin.
Nos compagnons changeront en plus d’équipement au fur et à mesure que leur niveau augmentera, ce qui se fera en réalisant leurs quêtes respectives.

Coucou Dark Souls !

Ashen a quelques mécaniques de gameplay rappelant les Souls. C’est tout d’abord un action-RPG à la troisième personne. Vous pourrez évidemment gérer l’équipement de votre personnage en lui équipant une armure et une arme : soit une arme à 1 main + un bouclier (ou une lanterne) soit une arme à 2 mains. Les boutons RT et RB de votre manette vous serviront à asséner des coups normaux mais assez rapides ou un coup plus lent mais plus puissant.

Les armes ne sont en revanche pas très variées : vous aurez seulement le choix entre diverses haches, gourdins ou lances aux statistiques légèrement différentes que vous pourrez améliorer chez le forgeron du village.

La touche B quant à elle servira pour effectuer des roulades, comme dans les Souls. Les flèches directionnelles vous permettront de switcher vos équipements en mains droite et gauche ou de changer votre consommable en touche rapide. Comme dans les Souls là encore. Si vous êtes un fan des jeux de From Software, vous serez vite à l’aise.

Vous aurez aussi le loisir de vous équiper de quelques consommables pour recharger votre vie ou votre endurance, plus loin dans l’aventure vous aurez même accès à l’achat de potions améliorant vos statistiques mais octroyant par là même quelques malus.

Il faudrait donc être aveugle pour ne pas remarquer l’influence des titres de From Software dans Ashen. Personnellement, j’ai bien aimé ce gameplay car il me rappelait justement les Souls mais en beaucoup plus simple ! En cela, je pense qu’il peut être sympa de jouer à Ashen avant de se lancer dans un Souls, si vous ne connaissez pas du tout ces jeux et que cela vous a toujours intéressé(e) mais que la difficulté vous a passablement rebuté(e).

Interactivités sociales timides

Force est de reconnaître que les promesses du début n’ont pas toutes été tenues. Ashen a effectivement une dimension online mais elle reste extrêmement effacée dans le jeu final. Exit donc la rencontre avec d’autres joueurs au cours de l’aventure. On bénéficiera plutôt de l’aide d’un ami (et seulement un) qui prendra le contrôle d’un des personnages dirigés par le jeu en mode offline.

On ne profitera donc pas de l’expérience, du build ou du set de ce joueur car son personnage lui sera imposé. Dommage mais cela n’a pas fondamentalement gâché mon plaisir de jeu puisque j’ai fait toute l’aventure non connectée.

Côté difficulté, le challenge est là mais rien à voir avec celui d’un Dark Souls par exemple. A part certains passages rendus difficiles par le nombre et la puissance des ennemis, le jeu ne pose pas vraiment de problèmes. Le boss final par contre m’a demandé de nombreux essais avant que je n’en vienne à bout, contrairement aux autres.

Comme je le disais plus haut, en mode offline, votre compagnon est contrôlé par l’intelligence artificielle. Parfois cela se passe bien, parfois non. Dans le donjon de la Matriarche par exemple, mon compagnon est tombé de nombreuses fois dans le vide sans raison particulière et je devais donc me débrouiller pour finir toute seule le donjon, ou du moins jusqu’à arriver à la stèle de repos, juste avant le boss, située quasiment à la toute fin du donjon. Ce fut très laborieux et cette zone est peut-être mon pire souvenir de Ashen.


Conclusion

On pourrait qualifier Ashen de “Light Souls”, et ce à tous les niveaux. Dans l’ambiance d’abord, résolument lumineuse par rapport aux jeux de Miyazaki mais aussi dans le gameplay et la difficulté. Les joueurs coutumiers des Souls retrouveront vite leurs marques et devraient avancer assez rapidement dans Ashen, les autres pourraient vivre une très belle expérience avant de se lancer dans des jeux plus difficiles.

Rappelons que Ashen a été développé par des indépendants de Nouvelle-Zélande (A44) et qu’il s’agit de leur tout premier jeu. Je trouve qu’ils ont fait un travail remarquable et qu’il n’y a pratiquement pas de défaut compte tenu de l’envergure du projet. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer et la durée de vie est raisonnable (15-20h si vous êtes rapide).

Il s’agit d’une très bonne exclusivité pour la Xbox One avec Ori and the Blind Forest.

Ashen - One X

7.7

Histoire

7.0/10

Gameplay

7.0/10

Musique

8.0/10

Durabilité

8.0/10

Addictif

8.5/10

Aime

  • Belle réalisation
  • Gameplay rappelant les Souls
  • L'évolution du village
  • Univers cohérent et sympathique

Aime moins

  • Mode online limité
  • IA compagnon à la ramasse parfois
Eve

Eve

Gameuse sur consoles de salon depuis près de 20 ans, webmaster et web designer dans la vie, j'ai souhaité partager ma passion des jeux vidéo ainsi que d'autres sujets dits "geek" dans mon propre site internet.

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2 Commentaires

  1. Avatar Vactro dit :

    Merci pour ce test, je voulais avoir d’autre avis sur ce jeu qui me tente bien.
    Je pense que je me le prendrais un jour sur PC 😉

    Si j’ai bien compris pour la partie Online en fait il y a un des deux joueurs qui n’aura pas son personnage mais fera office de soutient à son pote tout le long de l’aventure c’est ça ?

    • Eve Eve dit :

      Oui, le second joueur joue un des compagnons de ton personnage. En mode hors ligne, c’est l’IA qui contrôle ton compagnon, et en Online c’est un vrai joueur. Par contre, je ne sais plus si c’est un joueur random ou si c’est un joueur que tu connais… Faut que tu te renseignes dans les tests.

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