Critique Dark Souls II

Dark Souls II
Dark Souls II est-il à la hauteur de son aîné ?

Habituée aux jeux de From Software depuis Demon’s Souls, c’est avec les yeux fermés que j’ai acheté leur dernier né : Dark Souls II. Dans cette critique, je ne vais pas revenir sur le concept du jeu, qui n’a quasiment pas différé des deux jeux précédents, et je vous laisserai le soin de vous renseigner si toutefois le jeu vous intéresse. Retrouvez aussi ma critique de Dark Souls.


On ne peut pas vraiment qualifier Dark Souls II d’une suite malgré le fait qu’il semble se situé 500 ans après le 1er car l’histoire du jeu ne reprend quasiment pas d’éléments de son prédécesseur. Il y a bien quelques clins d’oeil disséminés ça et là dans le jeu mais rien de très flagrant. Pourtant, les fans apprécieront s’ils y prêtent attention. Le scénario de Dark Souls 2 commence un peu comme ses aînés, sans trop de précisions. Votre personnage meurt et se retrouve dans le monde d’en dessous, celui des carcasses, des âmes en peine et des créatures redoutables. Vous êtes victime d’une malédiction. Incapable de mourir réellement, vous êtes condamné à errer pour l’éternité dans le royaume de Drangleic, tantôt humain, tantôt carcasse, répétant le cycle inlassablement…

De ce côté là, rien de bien folichon, From Software a joué la carte de la sécurité en nous rebalançant le même pitch de départ. J’aurais aimé quelque chose de différent et plus de précision quant au rôle de notre personnage. Car, si le charme des Souls est de découvrir le monde par soi-même en parlant aux PNJs, en lisant les descriptions des objets, des armes et des âmes de boss, j’aurais aimé savoir quel était le but de toute cette aventure ? J’ai passé 97h sur ce jeu et je peux difficilement répondre à cette question… A priori, notre personnage souhaite se délivrer de la malédiction et on découvre que le Roi serait peut-être capable de nous en apprendre plus, lui-même faisant des expériences sur les âmes.

Pendant les 3/4 du jeu, on n’a aucune idée de qui est ce Roi et où le trouver. On se contente d’arpenter les contrées sauvages du royaume de Drangleic en tuant ennemis sur ennemis et boss sur boss. Ne parlons pas de la fin, qui est si minimaliste qu’on pourrait la qualifier d’inexistante. S’il n’y avait pas les crédits, on ne se douterait pas qu’il s’agit de la fin du jeu.

Graphiquement parlant, Dark Souls II est bien plus beau que les deux jeux précédents. On voit tout de suite la différence. Quant aux lieux, ils sont plutôt variés, une majorité sont malheureusement un peu sombres de mon point de vue, j’ai passé des heures à jouer dans une cave (mon appart aux volets fermés laughing) afin de pouvoir distinguer les paysages sur mon écran.

Alors oui, les lieux sont charmants avec une réelle ambiance mais on a l’impression qu’ils se suivent sans cohérence. Le monde de Dark Souls premier du nom était vraiment très bien fait car on changeait de zone de façon progressive et on avait vraiment l’impression d’arpenter un monde complet et concret. Dommage pour le 2, il n’a pas réussi à faire aussi bien. Ne soyez pas surpris en passant d’une zone de jour avec soleil à une zone pluvieuse où il fait nuit noire en l’espace d’un petit tunnel ! Vous sortez d’une zone terreuse et étriquée et vous vous retrouvez devant une forteresse noyée dans la lave en prenant un petit ascenseur ! Pas très cohérent tout ça looking-shocked. Du coup, même si les lieux sont bien réalisés, on a du mal à complètement s’immerger dans cet univers, contrairement à Dark Souls.

Alors, vous me direz surement que c’était le cas de Demon’s Souls, et je vous répondrait oui, mais pour ce dernier, le choix était complètement assumé avec le Nexus, porte donnant accès à d’autres “univers”. Ce qui n’est pas le cas de DkS II.

Question gameplay, j’avoue qu’il est toujours aussi bon. Pour les habitués, on retrouve en 2 secondes ses marques, rien n’a changé ou presque. Seule l’utilisation de la jauge d’endurance est un peu différente. Si vous la videz complètement en sprintant, il faut attendre qu’elle se remplisse à 100% pour pouvoir courir à nouveau. Il faut donc veiller à ne pas tout utiliser, mais ça reste un changement insignifiant. Un grand nombre d’armes et de sets d’armure sont à trouver dans l’univers et vous pouvez looker votre perso comme bon vous semble. On peut toujours forger des armes spéciales avec les âmes des boss, ça aurait été bien qu’elles soient plus puissantes que les armes classiques mais bon…

En parlant de boss, attendez-vous à en rencontrer beaucoup ! Exit les zones extra longues avec un boss tout au bout. Dans Dark Souls II, les zones sont majoritairement courtes mais pourvues de beaucoup d’ennemis, et même de beaucoup d’ennemis résistants ! Vous devrez affronter de gros ennemis bien chiants, quelques petits ennemis se faisant rare et des boss. Parfois, il y a des zones avec plusieurs boss, d’autres zones ont des boss optionnels et d’autres encore n’ont pas de boss du tout. Cela rend le jeu très inégal et j’avoue que ça m’a profondément saoulé de trouver autant de boss. Ils ont trop pris de place sur l’exploration et en plus, ils manquent sincèrement d’originalité ! Il suffit de leur taper dessus ou leur balancer un sort et d’éviter leurs coups pour les tuer. Attention, je ne dis pas qu’ils sont faciles, certains sont vraiment dur à tuer et vous aurez besoin de l’aide d’autres joueurs pour les vaincre. Je dis seulement qu’il n’y a plus besoin de trouver leur point faible ou de se servir de l’environnement pour les tuer plus facilement (à part peut-être un seul). Du coup, j’ai fini par m’ennuyer à affronter les boss. Bien dommage.


Conclusion

Selon moi Dark Souls II ne fait pas le poids face à son grand frère, pour toutes les raisons que je vous ai écrites. Néanmoins, le jeu est tout autant addictif que ses pairs et vous aurez plaisir à rencontrer de nombreux PNJs tout au long de votre aventure. Certaines zones finales sont tellement magiques qu’on est content d’avoir acheter le jeu pour voir ça. Au final, le challenge est toujours au rendez-vous, je n’ai pas trouvé ce jeu plus facile que les précédents contrairement à certains joueurs. Il vaut largement son prix. Débutants, vous pouvez y aller sans regrets, quant aux fans de la première heure, attendez-vous à être un peu déçu, mais juste un tout petit peu ! joyful

Article publié sur mon ancien blog le 17/04/2014 à 18h03.

Dark Souls II - PS3

7.4

Histoire

5.0/10

Gameplay

8.0/10

Musique

7.0/10

Durabilité

10.0/10

Addictif

7.0/10

Aime

  • Gameplay toujours aussi efficace
  • Clins d’œil à Dark Souls
  • Un vrai effort de fait sur les graphismes
  • Lieux variés

Aime moins

  • Histoire trop floue
  • Fin inexistante
  • Level design assez incohérent
  • Répartition des ennemis dans certaines zones
Eve

Eve

Gameuse sur consoles de salon depuis près de 20 ans, webmaster et web designer dans la vie, j'ai souhaité partager ma passion des jeux vidéo ainsi que d'autres sujets dits "geek" dans mon propre site internet.

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