Critique Horizon Zero Dawn (PS4)

Aloy - Horizon Zero Dawn

Horizon Zero Dawn ou comment mettre une belle gifle à tout gamer en manque de motivation ! C’est à l’occasion de l’E3 2015 que Guerrilla a présenté sa nouvelle licence lors de la conférence de Sony.

Cette présentation marqua les esprits (et surtout le mien) de par son univers à cheval entre le monde préhistorique et l’univers futuriste tout en passant par la case post-apocalypse. Sans compter Aloy, héroïne pour le moins marquante de par sa ressemblance avec Ygrid (ou Ygritte) incarnée par Rose Leslie dans la série Game of Thrones.

Pour ma part, deux ans après, la gifle est toujours bel et bien là ! Que de bonnes idées de la part de Guerrila dans cet Horizon Zero Dawn ! Je me souviens avoir hésité avec Mass Effect Andromeda, et je pense avoir fait le bon choix quand on voit ce qu’il s’est passé…

Si vous ne connaissez pas, laissez-moi vous expliquez vite fait de quoi il retourne dans HZD.

Histoire et univers

Vous incarnez Aloy, jeune femme ayant grandi en tant que paria, à l’écart de sa tribu et élevée par un père spirituel, tout aussi paria. Son quotidien consiste à chasser, à découvrir son environnement et surtout à respecter les traditions.

Le monde dans lequel elle vit est jonché de ruines d’une époque résolument différente. Seules subsistes des machines de ce temps, ayant la forme d’animaux ou de dinosaures. Malgré tout, la beauté de ce monde n’est en rien égratignée. On peut y parcourir de vastes plaines verdoyantes, des forêts séculaires ou gravir de hautes montagnes enneigées.

Aloy ne connaît rien de ses origines et ne sait pas pourquoi elle a grandi en tant que paria. Suite à l’enchaînement de plusieurs événements forts peu sympathiques, elle devra quitter son village pour en apprendre plus sur ses origines et sur les machines.

J’ai beaucoup aimé l’histoire principale que j’ai trouvée prenante et qui réservait quelques surprises. J’ai déjà été conquise par l’univers et c’est donc avec une vraie curiosité que je parcourais le monde d’Horizon Zero Dawn.
Je regrette néanmoins l’absence de personnage secondaire marquant. A part Aloy, les autres ne sont pas mémorables, y compris le grand méchant, un peu trop caricatural.

Découvrir sans cesse de nouveaux paysages et de nouvelles machines m’a grisé, le tout accompagné de quêtes annexes sympathiques. Elles ont toutes une petite histoire pour le moins travaillée comme dans The Witcher III et ne sont pas trop nombreuses. Du coup, on est bien occupé mais sans être noyé sous les tâches à faire.
C’est un équilibre que peu de développeurs nous proposent ces dernières années. La quantité est l’ennemi du bien.

On a donc un action-RPG à monde ouvert qui réussit l’exploit de ne pas être ennuyeux !

Parmi les quêtes récurrentes, vous trouverez les Creusets (voir plus bas), les camps de bandits à « nettoyer » et les zones de chasse qui vous proposeront de réaliser plusieurs défis chronométrés (ex : enflammer les bonbonnes de 10 Brouteurs en moins de 2 minutes).

Un gameplay très intuitif

On partira donc à l’aventure avec notre belle rousse munie d’une lance, d’un arc et de quelques autres armes primitives bien utiles. Le gameplay est d’ailleurs le point fort du jeu, en plus de son univers atypique.

La prise en main se fait rapidement, c’est un vrai plaisir de contrôler Aloy. Elle court, fait des glissades, saute ou grimpe de manière très fluide. On est vraiment sur du jeu action/aventure pur dans la manière de contrôler son personnage.
Avec la lance, on peut faire des coups faibles mais rapides ou des coups plus lents mais plus puissants.

On peut aussi pirater des machines avec cette même lance afin de les faire combattre de notre côté ou tout simplement pour s’en servir de montures. Il faut savoir que toutes les machines ne sont pas « piratables » dès le début du jeu et il faudra découvrir des Creusets (sorte de donjons où sont fabriquées les machines) pour développer notre outil de piratage.

Toutes les machines ne sont pas « chevauchables » non plus. Vous pouvez dire adieu à votre rêve de dresser un Gueule d’Orage (sorte de T-Rex) ou de voler avec un Oiseau-Tempête. Il faudra vous contenter d’espèces type panthères ou buffles.

L’arc, quant à lui, vous servira pour chasser et vous battre à distance grâce à ces nombreux types de flèches différents. Aloy pourra donc enflammer, givrer, électrocuter voir corrompre les machines. D’ailleurs, vous aurez le choix entre l’arc de guerre et l’arc de chasseur, qui ne possèdent pas les mêmes flèches.

A ceux-ci viendront s’ajouter des lance-cordes (pour immobiliser ou faire tomber les ennemis), des lance-câbles (pour enflammer, geler ou électrocuter des groupes de machines ou s’en servir comme pièges), des frondes (pour envoyer des bombes élémentaires) voir même la version primitive de la mitrailleuse mais avec des flèches (sympa sur les humains laughing) !

Bref, un bel arsenal plaisant à se servir puisque chaque machine a ses propres points faibles. Votre lance vous servira donc plus à pirater qu’à vraiment attaquer, sauf si le combat rapproché s’avère être votre dernière solution…
Gros point fort d’ailleurs c’est que l’on peut switcher entre toutes ces armes de manière très rapide tout en nous laissant aussi la possibilité de crafter les munitions à la volée, en plein combat. De quoi renforcer l’immersion sans toujours devoir passer par les menus.

La dimension RPG se ressentira lorsque vous devrez choisir vos tenues en fonction du type d’ennemis que vous rencontrerez, lorsque vous améliorerez vos armes ou que vous passerez par la case artisanat ou l’arbre de compétences.

Un gameplay donc très abouti pour lequel je ne trouve rien à redire.

L’intelligence artificielle est cohérente et les machines en deviennent plus réelles encore. Certains joueurs ont trouvé les affrontements contre les humains un peu rébarbatifs et difficiles, je suis d’accord mais je pense qu’il faut les approcher en mode discrétion.

C’est, de un, beaucoup plus intéressant à jouer qu’en mode bourrin, et de deux, plus facile à faire. Vous pouvez tuer les humains en un coup en mode discrétion pour peu que vous débloquiez les bonnes compétences, contre de longs combats fastidieux en mode « je fonce dans le tas ».

Eve

Eve

Gameuse sur consoles de salon depuis près de 20 ans, webmaster et web designer dans la vie, j’ai souhaité partager ma passion des jeux vidéo ainsi que d’autres sujets dits « geek » dans mon propre site internet.

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