Critique film : La Planète des Singes – Suprématie

La Planète des Singes - Suprématie
Conclusion de la trilogie commencée en 2011

Le weekend dernier, j’ai sorti mes fesses du canapé et je suis allée voir avec une copine le dernier volet de La Planète des Singes : Suprématie.
L’occasion pour moi de dépoussiérer ce bon vieux blog qui commençait à prendre racine dans les profondeurs du néant. laughing

Vous ne le savez sûrement pas (car oui, je ne vous dis pas tout!) mais je suis hyper fan de cette nouvelle trilogie servant de préquelle aux films cultes des années 70 et qui a commencé par Les Origines en 2011 de Rupert Wyatt.
Matt Reeves prendra le relais pour réaliser L’Affrontement (2014) et Suprématie (2017).

Jusqu’à maintenant, je préférais le premier opus qui figure d’ailleurs parmi la liste de mes films préférés de cette dernière décennie. L’Affrontement était pas mal mais l’intrigue était un peu moins intéressante à suivre. Quant au troisième volet, il prend place quelques années après les événements du 2, on le déduit en voyant la fourrure de César qui commence à bien blanchir à pas mal d’endroits.

Pour rappel, suite à des expériences scientifiques, les singes ont commencé à avoir une intelligence décuplée et, pour certains, à être doués de parole. N’acceptant plus d’être enfermés dans des zoos ou laboratoires, ils trouvèrent le moyen de s’échapper et de regagner les forêts, le tout sous l’initiative de César, le premier singe capable de parler.

S’ensuivit la grippe simienne, virus qui décima 90% de la population mondiale. Les humains restants, pour la plupart, ne sachant rien faire d’autre que la guerre, décidèrent de s’en prendre aux singes. Bref, ces affrontements firent encore d’autres victimes dans chacun des camps et le monde n’est à présent plus que ruines.

C’est dans ce contexte tendu et sous la pression constante d’un conflit avec un groupe d’humains à proximité (et armés jusqu’aux dents) que César se résout à migrer vers des contrées plus hospitalières. Mais bien sûr, un événement tragique va venir tout chambouler.

Visuellement, le film s’inscrit parfaitement dans la trilogie, on retrouve le même genre de paysages. L’ambiance sombre caractéristique de L’Affrontement est toujours présente dans Suprématie. Andy Serkis, dans la peau de César est, comme à son habitude, impressionnant. César a toujours autant de charisme et son regard reste pénétrant d’émotions.

Beaucoup s’accordent à dire que l’acteur devrait se voir Oscarisé et je suis on ne peut plus d’accord avec eux. Rappelons que le bonhomme a aussi incarné notamment Gollum dans Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, King Kong dans le film de Peter Jackson, le Capitaine Haddock dans le Tintin de Spielberg et on le reverra bientôt sous les traits du Suprême Leader Snoke dans Star Wars VIII : Les Derniers Jedi.

Un grand acteur donc qui, malgré le fait qu’on le voit rarement jouer sous ses propres traits, incarne avec justesse ses personnages. Et sans lui, il n’y aurait d’ailleurs pas de Planète des Singes tout court. Il est le pilier de cette trilogie et c’est surtout grâce à sa prestation remarquable que les films restent dans nos mémoires.

Pour en revenir à Suprématie, on notera le retour à l’humour dans ce troisième film, humour déjà un peu présent dans Les Origines mais qui c’était fait discret dans le second volet.
On peut remercier pour cela le personnage de « Méchant singe » qui réussit la prouesse de nous arracher un sourire à chacune de ses interventions ! Etant de surcroît absolument attendrissant, il amène une légèreté bienvenue qui contraste avec le ton grave tout au long de l’aventure.

D’ailleurs, le point fort du film de Matt Reeves est sans aucun doute la bande de singes qui se retrouve au centre de l’intrigue. César, Rocket, Maurice et Luca sont criants de vérité. Leur complicité ne fait aucun doute. A noté que Maurice est interprété par une femme (Karin Konoval) ce dont je ne savais pas.

Les singes seront très vite rejoints par une petite fille muette dont le rôle reste assez anecdotique mais qui a au moins le mérite d’apporter une touche féminine au film.
Quant à l’antagoniste, il s’agit ici d’un Colonel (Woody Harrelson) qui n’aime décidément pas du tout les primates. Malgré son statut de commandant militaire têtu et un poil cliché, le personnage montre un peu plus de relief en fin d’intrigue.

Intrigue qui s’attarde sur les relations dominant-dominé, sur la dure loi de la nature : mangé ou être mangé, sur les conflits politiques ou encore sur les notions de famille, de descendance et d’héritage.

Dans tous les cas, sachez que ce troisième volet des aventures de César saura vous captiver du début à la fin. Il remonte bien haut la barre après un deuxième film légèrement décevant. J’en viens même à me demander si je ne le préfère pas au 1.
Bref, il faut le voir.

Eve

Eve

Gameuse sur consoles de salon depuis près de 20 ans, webmaster et web designer dans la vie, j’ai souhaité partager ma passion des jeux vidéo ainsi que d’autres sujets dits « geek » dans mon propre site internet.

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